
Botaniste lyonnais
Le 7 février 1897, le botaniste Alexis Jordan décède à Lyon (né à Lyon le 29 octobre 1814).
📌 Il est connu pour avoir développé une approche analytique de la botanique à l’origine d’une véritable « École jordanienne » et pour avoir constitué l’un des plus grands herbiers d’Europe avec 1685 nouvelles espèces.
📌 Alexis Jordan avait d’abord intégré la Société linnéenne de Lyon comme entomologiste en 1845. Fondée en 1822, cette société tire son nom du naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778) qui a le premier mis au point une nomenclature binomale en 1753 permettant l’identification standardisée au niveau mondial de toutes les espèces vivantes en associant pour chacune un nom générique (genre) et un nom spécifique (espèce).
📌 Un des membres de cette société – Marc Antoine Timeroy (1793-1856) – étudiait minutieusement les espèces de la région lyonnaise. Il avait signalé des spécimens végétaux particuliers à Alexis Jordan qui avait analysé leurs caractères et vérifié qu’ils ne s’hybrident pas entre eux. Ce dernier avait ainsi découvert que de nombreuses formes considérées auparavant comme de simples variétés méritaient en réalité le statut d’espèce. Avec son collaborateur Pierre Jules Fourreau (1844-1871), il avait travaillé pendant 40 ans sur les fleurs de France identifiant par exemple près de 200 espèces d’Erophila.
📌 La méthode analytique de Jordan a été largement reprise par le malacologiste lyonnais Arnould Locard (1841-1904) pour les mollusques continentaux mais elle ne sera pas exempte de critiques. Le polymorphisme parfois très important de certains végétaux ne justifiait pas pour autant la multiplication de créations d’espèces d’après les botanistes Georges Coutagne (1854-1928) et Johannes Paulus Lotsy (1867-1931) qui préféraient parler d’espèces jordaniens ou de jordanons.
📌 Jordan a été élu membre titulaire de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon le 3 décembre 1850. En plus de classifier les végétaux, il a collectionné des centaines de plantes séchées et cultivé des milliers d’espèces végétales durant sa carrière.
📌 Dans les années 2000, la nomenclature binomiale de Carl von Linné utilisée par Alexis Jordan a été remise en cause par l’introduction de l’analyse ADN. Cette dernière préfère classer les végétaux sur la base de la proximité génétique, donc moléculaire, plutôt que macroscopique. La toute dernière classification phylogénétique des plantes à fleurs – la classification APG III – a ainsi été mise en place en 2009.
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