
Exécution !
Le 16 juillet 1793, le tribunal criminel du Rhône-et-Loire condamne à mort Joseph Chalier, chef des Jacobins lyonnais.
📌 Né en 1747, ce négociant était devenu l’une des figures les plus radicales de la Révolution à Lyon. Officier municipal au début de la Révolution, il avait fini par être suspendu par les autorités du département en raison de son excès de zèle révolutionnaire. Il avait plaidé sa cause à Paris pour obtenir sa réintégration et obtenu la présidence du tribunal du district fin 1792.
📌 Au printemps 1793, la municipalité jacobine qu’il inspirait gouvernait la ville depuis près de quatre-vingts jours. Elle avait créé un comité de salut public, poursuivi les prêtres réfractaires et prit des mesures contre la spéculation sur les grains. La levée d’une armée révolutionnaire, financée par une taxe de six millions imposée aux riches, et le projet d’un tribunal révolutionnaire furent la goutte d’eau qui fit déborder le vase.
📌 Excédées, les sections lyonnaises majoritairement modérées prirent l’hôtel de ville par les armes le 29 mai, et Chalier fut arrêté. La ville penchait vers les républicains modérés, appelés aussi les « Rolandins », en référence au Girondin Jean-Marie Roland de La Platière, figure lyonnaise hostile aux Montagnards. Des royalistes, minoritaires mais influents, se joignirent au mouvement.
📌 Le lendemain de sa condamnation, le 17 juillet, Chalier monte sur l’échafaud de la place des Terreaux et déclare « Je donne mon âme à l’Éternel, mon cœur aux patriotes et mon corps aux brigands ». Son supplice tourne au calvaire puisque le bourreau, inexpérimenté, doit faire tomber le couperet à plusieurs reprises et achever la décollation au couteau…
📌 À Paris, pourtant, le vent souffle en sens inverse. Les 31 mai et 2 juin, les Montagnards chassent les Girondins de la Convention et font arrêter 29 de leurs députés. Le geste lyonnais sera donc tenu pour une insurrection fédéraliste, au même titre que celles de Marseille, Bordeaux ou Toulon.
📌 L’Armée des Alpes sera envoyée assiéger la ville du 9 août au 9 octobre 1793. Vaincue, Lyon deviendra « Ville-Affranchie » et les représentants de la Convention Collot d’Herbois et Joseph Fouché y conduiront une répression qui fera près de 1 900 morts. Le 10 novembre 1793, une grande fête honorera la mémoire de Joseph Chalier, devenu « martyr de la liberté ». La répression ne cessera qu’au printemps 1794, quelques mois avant la chute de Robespierre.
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❓QUIZZ : Quand eu lieu la dernière exécution à la guillotine à Lyon au XXème siècle ?
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© ExploraLyon – Le jeu de piste sur l’histoire de Lyon



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