
Adrian van der Kabel, un peintre néerlandais à Lyon
Le 15 janvier 1705 s’éteint à Lyon le peintre Adriaen van der Cabel (né en 1631 à Rijswijk, près de La Haye).
📌 Artiste complet du Siècle d’or hollandais, il excelle comme peintre, graveur et dessinateur. D’abord formé auprès de Jan van Goyen et influencé par les grands paysagistes comme Jacob van Ruisdael, il développe dès les années 1650 un style personnel plus lumineux et méditerranéen, alliant la précision nordique à une atmosphère poétique.
📌 Grand voyageur, il parcourt l’Europe dès 1655 : Paris, Aix-en-Provence, Toulouse, Avignon, puis Lyon où il séjourne de 1655 à 1658.
📌 En 1659, il s’installe à Rome et rejoint la célèbre confrérie des artistes nordiques, les « Bentvueghels », sous le surnom de « Wit » (le Blanc). Il y est remarqué pour sa personnalité joyeuse et son humour.
📌 Ces pérégrinations enrichissent profondément son art. Marqué par Claude Gellée (le Lorrain) et Salvator Rosa, il adopte des ciels plus vastes, une lumière dorée et des couleurs chaudes, créant un savant mélange entre la rigueur hollandaise et la poésie italienne.
📌 De retour à Lyon en 1668, il s’y installe définitivement. Il y retrouve son frère Engel, peintre lui aussi, et fonde une famille en épousant Suzanne Bourgeois en 1667. Rapidement intégré à la vie artistique locale, il devient membre actif de la guilde des peintres de Lyon (dont il sera plusieurs fois « Maître-Garde ») et acquiert une solide réputation.
📌 Il participe à la décoration de plusieurs demeures prestigieuses, dont celle de l’avocat général à la Cour des monnaies. Il collabore également avec de jeunes artistes talentueux, notamment Johannes Glauber (1646-1726), qui séjourne deux ans à Lyon (vers 1672-1674) et travaille directement dans son atelier. Ces commandes de haut niveau et ces collaborations renforcent considérablement son influence et son rayonnement dans le milieu artistique lyonnais.
📌 Adriaen van der Cabel a su conserver la sensibilité et la minutie de ses origines hollandaises tout en intégrant les nuances lumineuses et poétiques du style méditerranéen et italien. Son œuvre originale, marquée par de vastes paysages idéalisés, laisse une empreinte durable sur l’art lyonnais du XVIIe siècle.
© ExploraLyon – Le jeu de piste sur l’histoire de Lyon


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