
Pilote de Guerre
Le 11 décembre 1942 était publié en France le roman Pilote de guerre d’Antoine de Saint Exupéry.
📌 Notre auteur lyonnais était alors exilé aux États-Unis où son roman avait déjà été publié le 20 février 1942 sous le titre ‘Flight to Arras’. Resté meilleur vente en librairie pendant six mois, c’est son quatrième ouvrage après Courrier sud, Vol de nuit et Terre des hommes qui avait obtenu le Grand prix du roman de l’Académie française.
📌 Autorisé en France par Vichy, le livre fut interdit quelques mois plus tard par les Allemands pour ne pas attiser l’esprit de la Résistance. Les Français avaient en effet pris connaissance du débarquement Alliés en Afrique du Nord de novembre 1942 puisqu’ils avaient vu les Allemands envahir la Zone libre en réaction dès le 11 novembre.
📌 Dans son récit, le capitaine Saint-Exupéry donne l’image d’une France qui s’est battue ardemment. Il raconte la Campagne de France vue de son avion de reconnaissance Bloch MB.170 au sein du groupe 2/33. Il décrit notamment une mission périlleuse réalisée au-dessus de l’Allemagne pour photographier des positions ennemies.
📌 Dans un style poétique et contemplatif, notre écrivain fait aussi part de réflexions plus philosophiques sur le sens de la vie, la camaraderie, le sacrifice ou encore la beauté.
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💬 « […] J’accepte la mort. Ce n’est pas le risque que j’accepte. Ce n’est pas le combat que j’accepte. C’est la mort. J’ai appris une grande vérité. La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque . Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est, à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort».
💬 « Il me semble désormais entrevoir mieux ce qu’est une civilisation. Une civilisation est un héritage de coutumes, de croyances et de connaissances, lentement acquises au cours des siècles, difficiles parfois à justifier par la logique, mais qui se justifient d’elles-mêmes, comme des chemins, s’ils conduisent quelque part, puisqu’elles ouvrent à l’homme son étendue intérieure. »
💬 « On meurt pour une maison. Non pour des objets et des murs. On meurt pour une cathédrale. Non pour des pierres. On meurt pour un peuple. Non pour une foule. […] On meurt pour cela seul dont on peut vivre».
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© ExploraLyon – Le jeu de piste sur l’histoire de Lyon

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