
Une ville qui respire
Le 17 mars 1846, un contrat est signé entre la Ville de Lyon et les associés Benoît Poncet et Amédée Savoye pour prolonger la rue Centrale (future ‘rue de Brest’) depuis la rue Tupin jusqu’à la place des Jacobins.
📌 Ce percement a été achevé en 1850 pour laisser place à une artère continue entre les Terreaux et les Jacobins.
📌 La municipalité avait conscience à l’époque de la nécessité d’aérer un centre-ville historique encombré et sombre. Cette nouvelle rue a été le premier de trois axes à traverser la presqu’île du nord au sud. Les actuelles rue de la République et rue Édouard Herriot ont en effet été percées ensuite sous le Second Empire – respectivement entre 1855 et 1859 et entre 1860 et 1865.
📌 La création de ces trois axes reliant la place des Terreaux à la place Bellecour a nécessité l’expulsion et le relogement de centaines d’habitants – une expropriation pour cause d’utilité publique permise par une loi de la Monarchie de Juillet de 1841. Certaines façades pas tout à fait alignées ont été rabotées dans les années suivantes mais il demeure aujourd’hui des petites avancées ou renfoncements témoignant de l’ancien agencement du centre-ville.
📌 La rue Centrale a été renommée rue de Brest le 8 juin 1943 sur décision du maire Pierre Bertrand. Ce dernier accueillait alors une délégation de Brest et souhaitait exprimer sa solidarité avec la ville bretonne qui était régulièrement bombardée par les Alliés en raison de sa position stratégique. La propagande de Vichy exploitait alors largement les bombardements anglo-américains sur la France. Arrêté le 11 novembre 1944 pendant l’épuration, Pierre Bertrand a bénéficié d’un non-lieu et a été relâché le 25 décembre 1944.
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