
1er octobre 1832 : la vapeur relie Saint-Étienne à Lyon
Ce jour-là fut ouvert le tronçon Rive-de-Gier – Saint-Étienne, dernier maillon du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon.
📌 Concédée en 1826 à la compagnie dirigée par les frères Seguin et Édouard Biot, la ligne fut ouverte par sections à partir de 1830 et inaugurée dans son ensemble le 4 avril 1833. Elle fut le deuxième chemin de fer de France après Saint-Étienne – Andrézieux (1827), et le premier conçu pour la locomotive à vapeur.
📌 Elle devait d’abord acheminer le charbon du bassin stéphanois vers l’industrie lyonnaise et les ports du Rhône. Mais dès 1832, des voyageurs prirent place à bord entre Lyon et Givors.
📌 La ligne concurrença le canal de Givors à Rive-de-Gier, ouvert en 1780, que les industriels jugeaient lent et coûteux. Le rail le supplanta peu à peu, et son trafic s’effondra au fil du XIXᵉ siècle. Racheté par l’État en 1886, le canal fut à peu près abandonné au début du XXᵉ siècle, et l’autoroute A47 en recouvrit l’essentiel dans les années 1970.
📌 L’exploitation fut d’abord mixte. Les convois descendaient par gravité vers Givors, les chevaux remontaient les wagons sur les fortes pentes, et les locomotives de Marc Seguin (1786-1875) tiraient les trains sur la section plate. Elles devaient leur puissance à la chaudière tubulaire qu’il avait inventée.
📌 Après plusieurs tunnels et ouvrages d’art, la ligne franchissait la Saône sur le tout premier pont de la Mulatière, en bois, ouvert en 1830. Son terminus lyonnais n’était alors qu’un modeste embarcadère. Une crue l’emporta en 1840, et il fut remplacé en 1845 par la gare du Bourbonnais, quai Perrache. Celle-ci fut désaffectée lorsque la ligne de Saint-Étienne fut raccordée à la nouvelle gare de Perrache, conçue pour réunir à Lyon les lignes venues de Paris et de Marseille. Son bâtiment fut rasé en 1955 pour faire place au marché-gare, transféré à Corbas en 2009.
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📍 Rue Seguin, 69002 Lyon
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© ExploraLyon – Le jeu de piste sur l’histoire de Lyon


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